Ces deux vasques servent à l'entretien de la cuisine. La première est destinée au lavage des légumes et fonctionne avec un filtre minéral ainsi que des pierres de lave bactéricides. Ces pierres peuvent servir au nettoyage des aliments.

La seconde vasque permet le nettoyage de la vaisselle. Elle est basée sur le même principe que la première, mais possède un filtre mécanique accompagné d'un filtre charbon, ainsi qu'un bouchon.

Seul point d'eau de l'habitat qui n'est relié à aucune évacuation d'eau. Il ne nécessite pas d'arrivée d'eau, et doit être vidé et rerempli avec de l'eau propre chaque semaine. Il est en celà complètement autonome.
La gouttière est équipée d'un filtre mécanique et d'un filtre à charbon. Il peut également être utilisé en extérieur, alimenté par l'eau de pluie.

Le crachoir est un objet nécessaire à la toilette corporelle et principalement au rasage et au brossage de dents. Il fonctionne en binôme avec la fontaine. En y évacuant les eaux très usées, il permet à la fontaine de ne filtrer que les eaux les plus propres.

Seul l'eau n'ayant pas été en contact avec la bouche peut s'y écouler. L'eau recyclée du réservoir sert au lavage des mains, ou du visage.

Il permet la filtration et le stockage de 60 litres d'eau de douche « usée ».
La pompe, branchée sur le réservoir, permet d'avoir accès à la réserve d'eau filtrée. Celle-ci peut être utilisée pour le ménage, nettoyer du linge sale ou des objets volumineux, ou encore être reliée directement à la chasse d'eau.
D'autre part, le sol en cèdre entame naturellement la filtration de l'eau grâce à ses qualités bactéricides.

Elle est le point d'évacuation des eaux usées de l'habitat. L'eau qui s'y évacue est considérée comme non réutilisable, elle se situe en fin de chaîne. Elle sert à la fois à l'évacuation des selles humaines, mais également à l'évacuation de toute eau considérée comme trop souillée pour être filtrée. Sa cuvette en cèdre est bactéricide, et est accompagnée d'un bouchon, permettant de celer la fosse.

Les éléments filtrants de ces points d'eau sont rendus visibles (charbon et pierre de lave). Ce parti pris esthétique permet de confronter l'utilisateur à l'action de la filtration, afin qu'elle ne soit plus cachée et évacuée comme quelquechose d'insalubre.

La blancheur de nos faïences n'est-elle pas le reflet du confort de notre époque ? Une blancheur qui dénonce le sale, le mettant tout de suite en évidence. L'habitat urbain prône le neuf et le propre par un renouvellement permanent de nos ressources matérielles. Ainsi, l'eau de nos toilettes est aussi limpide que celle que nous buvons. Toute eau utilisée devient "usées" et est en ce sens à renouveler. Sans hiérarchie et sans cycle, notre eau est seulement consommée et non pas gérée. Cette proposition cherche à bousculer nos normes de confort, par l'introduction d'un cycle d'eau non potable dans l'habitat urbain. Provenant du recyclage de nos eaux domestiques, cette eau de seconde main génère des usages différents, hiérarchisés en fonction de chaque activité.

Nous proposons de redéfinir chaque point d'eau de l'habitat, ainsi que les liens qu'ils entretiennent entre eux, afin de générer un nouveau rapport à cette ressource.

Bassin
Induire une gestion de l'eau plus hiérarchisée dans l'habitat urbain, par l'introduction d'un cycle d'eau non potable.
1. Crachoir
DOMESTIQUER L'EAU
* Ce projet s'est précédé d'un temps d'immersion de trois mois, au sein d'un éco-village dans le Tamil Nadu, en Inde.
Il est l'aboutissement d'un travail de recherche menée avec deux autres designers : Jeanne Riot et Germain Croze.
2. Fontaine
Le lavoir
1
Filtre minéral
Filtre à charbon
Gouttière
La fosse
2